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1997…SCREAM

Comme chaque année, le site des étirements cinéphiles Grand Écart partenaire du Festival, jette un œil dans le rétro de Gérardmer…. Et en 1997, Scream obtenait le Grand Prix. Souvenirs.

Fin des années 1980 : les grandes heures du cinéma d’horreur américain sont derrière nous. John Carpenter a donné au slasher ses lettres de noblesse en 1978, en réalisant Halloween. Le tout jeune Sam Raimi a offert au monde en 1981 un survival surnaturel qui fera date : Evil Dead. Joe Dante a sorti Hurlements, film-hommage aux pionniers du loup-garou sur pellicule (Terence Fisher, George Waggner, Charles Barton…) puis Gremlins en 1984, comédie d’épouvante irrévérencieuse. La même année Wes Craven, une Dernière Maison sur la gauche et une Colline a des yeux déjà à son actif, sort Les Griffes de la nuit, première aventure onirico-horrifique du père Fouettard Freddy Krueger. À quelques exceptions près, les films d’horreur de la fin des années 1980 et du début des années 1990 fonctionnent tous sur l’un des ressorts mis au jour par les cinéastes susmentionnés, entre pastiches et suites dispensables de franchises, notamment les suites des aventures de Freddy Krueger. En tout cas jusqu’en 1994, date à laquelle Wes Craven reprend les rênes de la série, offrant un ultime épisode jubilatoire (Freddy sort de la nuit) qui joue avec les codes et la réalité. C’est cette esquisse d’une œuvre plus riche qui donne à Wes Craven l’envie de réaliser Scream en 1996, sur un scénario de Kevin Williamson. Le film se veut un hommage en forme de slasher pour teenagers au cinéma d’horreur et une réflexion sur sa grammaire. Scream s’approprie les thèmes phare de l’horreur et les contourne allégrement : scène d’ouverture palpitante, séquences bavardes jouissives, et moments géniaux de non-sens gore parsèment le long-métrage. Autant d’éléments qui dépassent le stade de simple friandise horrifique pour réinventer la grammaire cinématographique du genre, tel Freddy sortant de la nuit et s’en prenant à ses créateurs. Et la boucle est bouclée : après avoir puisé jusqu’à plus soif dans le chef-d’œuvre de John Carpenter, c’est au tour du slasher de Wes Craven d’être copié et recopié par les réalisateurs depuis la fin des années 1990.