Dans le rétro de Gérardmer

Poupées sanglantes

Il y a vingt ans tout ronds, l’adorable Chucky, flanqué de sa délicieuse dulcinée, repartait de Gérardmer avec un Prix (ex-aequo) du jury pour avoir convoler en justes noces à l’occasion du quatrième épisode de ses aventures. Un cadeau de mariage bien mérité qui permettra à la famille de s’agrandir cinq ans plus tard et de faire fructifier une franchise qui ne connaîtra jamais la crise comptant aujourd’hui sept suites au compteur, un remake bientôt sur les écrans et une série TV en développement. Pour cet acte IV de la saga, Don Mancini, père éternel de la poupée rousse, a confié les manivelles de la caméra à Ronny Yu, un novice de l’épouvante qui se distinguera plus tard dans le film de sabre chinois et le cinéma d’action US. On y retrouve un Chucky en pleine forme, ressuscité par les bons soins d’une ex au diapason de ses penchants sadiques… À partir de là peut démarrer une romance trash et hilarante entre jouets consentants où les références pop et les répliques au vitriol pleuvent comme les coups de couteau de cuisine que le jeune couple prend un malin plaisir à distribuer.