On l’a découverte dans Simon Werner a disparu… et dans la série Les Revenants. Il y a donc comme une évidence à retrouver Ana Girardot dans le jury de ce 26e Festival International du Film Fantastique de Gérardmer, présidé par Benoît Delépine et Gustave Kervern… qu’elle connaît bien. L’occasion d’évoquer avec elle sa cinéphilie et ses premiers émois fantastiques.

Avec votre carrière, ce n’est pas étonnant de vous retrouver à Gérardmer…
Cela fait quatre ans que je voulais venir à Gérardmer et j’étais en tournage à chaque fois. Je les ai suppliés de m’inviter. Le genre fantastique, c’est mon dada depuis que j’ai 10 ans. J’aimais ce que ça provoquait chez moi, ressentir physiquement les choses. J’ai même dû arrêter parce que je n’arrivais plus à dormir (rires).

Après Saint-Amour, vous retrouvez vos deux amis Benoît Delépine et Gustave Kervern…
C’est un concours de circonstances mais avec Benoît et Gustave, c’est spécial. Ils sont géniaux !

Vos références du film fantastique ?
J’aime le cinéma fantastique asiatique. Dark Water d’Hideo Nakata a été ma référence absolue. It Follows (de David Robert Mitchell, ndlr), aussi, est un chef-d’œuvre incroyable. J’ai même dit à Fabrice Gobert (réalisateur de Simon Werner a disparu… et des Revenants, ndlr) « Il faut qu’on fasse notre It follows ! ».

Et votre premier émoi fantastique…
J’avais vu Psychose entre deux portes chez ma mère. J’ai eu tellement peur que j’ai dû le lui dire. Cela avait créé en moi quelque chose, j’en avais envie. J’ai une attirance naturelle pour le fantastique.