MEURS, MONSTRE, MEURS d’Alejandro Fadel

Au nom du titre

En VO ou en VF, Meurs, monstre, meurs est certainement le film au titre le plus singulier et intrigant de toute cette 26e édition. Ce n’est sans doute pas un hasard si on le doit à un réalisateur argentin qui s’est déjà fait remarquer par son sens de l’étrangeté. On a pu découvrir l’univers singulier et inclassable d’Alejandro Fadel avec Los Salvajes, son précédent long métrage à la lisière des genres et d’une stupéfiante beauté formelle sur le thème d’une virée
sanglante entre adolescents déjantés. Dans son nouveau film, direction la cordillère des Andes pour une enquête en altitude sur des meurtres violents qu’un coupable malgré lui attribue à un mystérieux « monstre ».
Dans les décors époustouflants des hauts plateaux argentins, tout est bizarre, insolite et inquiétant. Il y est question de paysages énigmatiques, de corps atrocement mutilés, de bikers fantomatiques et d’une voix obsédante répétant « Muere, monstruo, muere ». Une litanie terrifiante qui nous accompagne tout au long d’une intrigue cauchemardesque à l’esthétisme brutal et vénéneux.

Fiche film