Exposition Arts Plastiques

Regards posés sur les visages du fantastique

Villa Monplaisir
Du jeudi 31 janvier au dimanche 3 février (10h-19h, 17h le dimanche) – Entrée gratuite
Vernissage vendredi 1er février à 16h30 en présence des artistes

Édouard Heyraud, plasticien

Mixant les différents supports, aussi bien la peinture que la sculpture, Édouard Heyraud présente pour la première fois son Bionic Art Concept en 2002, univers qu’il va créer sous le pseudo Vizz. Il le peuple de créatures fantasques, torturées, mi-vivantes, mi-machines, issues d’un monde hostile et proche d’un futur dystopique, dans lequel subsiste une certaine poésie. En 2003, il s’oriente vers le design produit à l’ESAA de Troyes.
Les expositions vont se succéder dans différents lieux : Besançon, Paris, Binningen (Suisse), Montreux (Suisse), Naples, les États-Unis, etc.
Il obtient différents prix et reconnaissances lors de salons d’art.
Par la suite, il est amené à concevoir des décors aussi bien pour le cinéma, la télévision que l‘évènementiel.

Marie VDB, sculptrice

Depuis plusieurs années, Marie VDB creuse, explore, étudie le mystère de l’invisible. Ce qu’elle ne voit pas avec ses yeux physiques, l’impalpable. Elle met la technique au service de la recherche, de la peinture à la photo, du graphisme tout en rondeur à l’hyperréalisme en transparence, en passant par l’installation. La sculpture est venue plus tard, comme une révélation. Elle crée des « Bestioles ». Esprits des bois ou des cieux. Leur couleur est faite de métal et de peintures transparentes, de résine époxy, pour transmettre cette sensation d’une grande vibration de la lumière qu’ils dégagent. Ils vibrent sur un plan plus élevé que le nôtre. Ce qui importe, pour Marie VDB c’est le message. Cela se fait progressivement, comme une lente érosion, éliminant le superflu, pour mener l’artiste vers une démarche spirituelle, tant dans sa vie que dans son expression artistique.

Nico Fracture Lab, graphiste

Artiste multiforme autodidacte, Nico est à la recherche de nouvelles approches de son travail. Son territoire artistique s’étend à la lisière de l’inconscient, là où plus rien n’est sous contrôle. Il met en scène l’homme et ses tourments, les mutations ou encore la religion. Usant de la photo-manipulation, du graphisme et de la sculpture, il tente de s’exorciser d’images qui le hantent au plus profond. L’art est pour lui une libération brusque et spontanée. À travers les différents travaux de Nico, c’est tout un univers, un monde qui est à découvrir. L’intimité de la globalité de son œuvre se caractérise par un ton, un trait qui lui sont propres et des positions hors normes sans artifice, ni demi-mesure. Très vite on ressent que l’artiste vit ce qu’il crée. L’unicité de son œuvre est caractérisée par un trait aussi noir qu’empli de questionnement tacite. Introspection à la fois personnelle et impersonnelle. Nico, en ce sens, n’est pas que Fracture. Ses œuvres laissent une grande part de mystère que le public peut interpréter à sa manière.

Niotte Prod, sculpteur

C’est en sentant l’odeur et le bruit du métal résonnant sur l’enclume de son grand-père que Niotte Prod s’est tourné vers cette matière. Baignant dans l’univers industriel depuis plusieurs années, amoureux de la nature, il réalise différents types de sculptures en fer à partir de matériaux de récupération. Il cherche à confronter l’homme à la machine, qui finissent par ne faire plus qu’un. Ses pièces nous mettent en garde sur le destin de l’humanité si celle-ci ne refrène pas sa course à vouloir produire toujours plus au détriment du monde organique et de la nature. Ses sculptures sont des visions post-apocalyptiques mais Niotte Prod cherche aussi la beauté de l’univers grâce au mariage d’éléments différents. Une sorte d’ode au merveilleux présent dans toute chose. Il ne donne aucune limite à son imagination et conçoit en alliant humanité et bestialité.

Claude Grandjean, sculpteur

Sculpteur autodidacte, Claude Grandjean a choisi la vie d’artiste en faisant de son violon d’Ingres un métier. Dans son atelier de Gérardmer, au cœur de la montagne vosgienne, chaque œuvre a une histoire. Sous son coup de ciseau à bois précis, naissent des scènes de la vie paysanne, des personnages, des elfes et un bestiaire extraordinaire.